Législation

Plus-value immobilière au Portugal quand on est résident fiscal français : ce que dit la convention et comment éviter la double imposition

Par François Bernier
conseiller financier investissement

Si vous êtes résident fiscal français et que vous vendez un bien au Portugal, le bon réflexe est de raisonner en deux temps : d’abord l’impôt portugais (souvent le premier prélevé), puis la déclaration française avec le mécanisme de crédit d’impôt prévu par la convention fiscale France-Portugal pour éviter la double imposition. Ce que je vois le plus souvent sur le terrain, ce n’est pas une « mauvaise règle », c’est un dossier mal préparé : qualification du bien, justificatifs, et calendrier des formulaires.

1) Le cadre : qui impose quoi, quand on vend au Portugal en étant résident fiscal français

Le profil visé est simple : vous êtes résident fiscal français et vous détenez (ou vendez) un bien immobilier situé au Portugal. En tant que résident fiscal français, vous êtes en logique d’imposition mondiale : la France vous demande de déclarer vos revenus, y compris ceux de source étrangère. Mais « déclarer » ne veut pas dire « payer deux fois ».

Côté résidence fiscale, on rappelle souvent la règle des 183 jours sur 12 mois. Il existe d’autres critères selon les situations, mais ce repère suffit déjà à comprendre un point pratique : votre statut fiscal (France ou Portugal) peut changer la façon dont le Portugal calcule sa base imposable, et donc votre impôt local. C’est aussi pour cela que je préfère ramener le sujet au calendrier réel de votre vie, pas à une théorie abstraite.

La règle conventionnelle à avoir en tête est la suivante : une plus-value immobilière est en général imposable dans l’État où se situe l’immeuble. Dans votre cas, l’immeuble est au Portugal, donc le Portugal impose en premier. La France conserve toutefois un droit d’imposer selon ses propres règles, mais elle doit éliminer la double imposition via un crédit d’impôt.

Pour les repères, la convention fiscale France-Portugal est signée le 14 janvier 1971, entrée en vigueur le 18 novembre 1972, avec application à partir du 1er janvier 1973 selon les catégories d’impôts. En pratique, quand je veux sécuriser un dossier, je reviens à la doctrine accessible côté français, notamment le BOFiP et la référence BOI-INT-CVB-PRT, parce que c’est ce qui éclaire le traitement en déclaration française.

Un point de contexte à surveiller, sans s’éparpiller : la fin du RNH et son remplacement par IFICI en 2024 pour certains profils au Portugal peut avoir un impact sur la fiscalité portugaise globale, donc sur vos arbitrages. Le bon réflexe reste de chiffrer votre cas, puis de vérifier auprès des services compétents quand une règle est discutée.

2) Première décision : vendez-vous un immeuble en direct, ou des parts (qualification qui change tout)

Je commence toujours par le point le plus concret : que vendez-vous exactement ? La convention n’attrape pas de la même façon une cession d’immeuble et une cession de titres. Or, ce détail modifie l’article conventionnel applicable, le lieu d’imposition, et la liste des justificatifs attendus.

Cas le plus simple : vous vendez un immeuble situé au Portugal en direct. On est dans une logique « revenus et gains immobiliers » et, comme dit plus haut, le Portugal impose en premier, la France applique ensuite son mécanisme de crédit d’impôt.

Cas plus piégeux : vous vendez des parts (par exemple via une société à prépondérance immobilière, SCI, holding, SPV). Ici, la qualification est centrale, notamment avec la notion de prépondérance immobilière et son critère de 50 % (valeur principalement immobilière). Dans les notes, un rattachement à un article de type art. 14-1 est évoqué : retenez surtout l’impact opérationnel, pas le numéro. Vous basculez dans un dossier où la documentation, le risque de requalification et la coordination France-Portugal deviennent nettement plus exigeants.

Point de vigilance : pour les personnes morales, depuis le 1er janvier 2018, des plus-values peuvent être taxées à 25 % dans certaines configurations. Je ne le cite pas pour faire peur, mais parce que c’est typiquement le genre de ligne qui change un arbitrage : vendre en direct, réorganiser, ou sécuriser la qualification avant de signer. Dans ce type de vente, mon réflexe va aux projets simples et solides plutôt qu’aux montages brillants mais fragiles, et je recommande de s’appuyer sur un advogado ou un fiscaliste pour verrouiller les pièces et l’argumentaire.

Ce que vous cédez Point à trancher Conséquence pratique Risque si c’est mal qualifié
Immeuble en direct (Portugal) Vente immobilière « classique » Portugal impose en premier, France déclare et impute un crédit d’impôt Dossier incomplet, crédit d’impôt compliqué sans preuve de paiement
Parts de société à prépondérance immobilière Prépondérance à 50 % et article conventionnel pertinent Analyse plus technique, pièces et calendrier plus lourds Requalification, mauvais lieu d’imposition, incohérences déclaratives
Personne morale (cas spécifiques) Règles applicables depuis 2018 Plus-value potentiellement taxée à 25 % selon conditions Surprise de taux, stratégie de vente à revoir

3) Estimer l’impôt au Portugal : base, justificatifs, et les deux grands statuts (résident ou non résident)

Avant de vous projeter sur « combien il restera en poche », je reviens à la mécanique locale, parce que c’est elle qui conditionne le crédit d’impôt en France. La formule de base côté portugais repose sur : prix de vente moins prix d’acquisition moins frais admissibles (agence, notaire, travaux, etc.). Et le mot important, c’est « admissibles » : la preuve est requise. Sans factures, la plus-value est souvent plus élevée sur le papier, et c’est rarement négociable après coup.

agent immobilier France Portugal

Ensuite, la différence clé dépend de votre statut au Portugal :

  • Résidents fiscaux au Portugal : seule 50 % de la plus-value est imposable.
  • Non résidents : un taux forfaitaire souvent cité à 28 %.

Quand la plus-value est intégrée à l’impôt sur le revenu portugais, le barème mentionné est le suivant (tel qu’il est fréquemment repris) : moins de 4 014 euros à 0 %, moins de 7 112 euros à 14,5 %, moins de 10 732 euros à 23 %, moins de 20 322 euros à 28,5 %, moins de 25 075 euros à 35 %, moins de 36 967 euros à 37 %, moins de 80 882 euros à 48 %.

Un bémol important : il existe des sources contradictoires sur l’application exacte de la décote de 50 % dans toutes les situations. Ma méthode, ici, est très terre-à-terre : je fais valider le traitement par l’Autoridade Tributária quand le dossier n’est pas « standard », parce que l’incertitude coûte plus cher que la vérification.

Autre cas à connaître : une exonération ancienne est citée pour une acquisition avant le 1er janvier 1989 (absence d’impôt sur la plus-value selon l’extrait fourni). C’est typiquement le point à vérifier au cas par cas selon la nature de l’actif et votre situation, avant de bâtir un budget net vendeur.

4) Ne pas oublier l’indexation au Portugal : un levier qui change la base taxable

Beaucoup de vendeurs que je croise ont un réflexe « France » : prix de vente moins prix d’achat. Sauf qu’au Portugal, il existe une logique d’indexation du prix d’acquisition via des coefficients par année, avec un impact direct sur la plus-value calculée. Concrètement, l’indexation corrige le prix d’achat, ce qui peut réduire la base taxable si vous appliquez le bon coefficient.

Les coefficients mentionnés (année d’achat vers coefficient) sont : 2001 1,33, 2002 1,28, 2003 1,24, 2004 1,22, 2005 1,20, 2006 1,16, 2007 1,14, 2008 1,10, 2009 1,12, 2010 1,10, 2011 1,06, 2012 1,03, 2013 1,03, 2014 1,03, 2015 1,03, 2016 1,02, 2017 1,01, 2018 1, 2019 1, 2020 1, 2021 1.

Le bon réflexe opérationnel : conserver la logique de calcul dans un fichier (un tableur type Excel fait très bien l’affaire) et archiver les justificatifs. En cas de contrôle, ce n’est pas l’outil qui compte, c’est la traçabilité.

Mon premier doute porte souvent sur la dépense cachée, mais sur une vente au Portugal, la « dépense cachée » est parfois documentaire: une facture manquante peut valoir plus cher qu’un point de négociation.

5) Allègements et exonérations au Portugal : réinvestissement et fenêtres de temps

Si votre vente concerne une résidence et que vous réinvestissez, il existe une exonération possible par réinvestissement dans une nouvelle résidence principale sous conditions. Ce type de dispositif se joue au calendrier, donc il faut l’anticiper avant de signer et pas au moment de remplir les formulaires.

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Les délais cités sont très concrets : réinvestissement jusqu’à 24 months avant et 26 months après la vente, avec un horizon de 36 months mentionné. Dans la vraie vie, cela veut dire qu’on prépare un dossier de preuves : dates, montants, pièces de réinvestissement, et tout ce que l’Autoridade Tributária peut demander.

D’autres pistes d’exonération sont signalées (à vérifier localement) : âge supérieur à 65 ans et réinvestissement en fonds de pension. Mon approche est simple : je ne « budgette » une exonération que quand je sais exactement quelles preuves je vais produire et à quel moment.

6) Calcul côté France : taux, abattements, surtaxe, et ce que cela change après crédit d’impôt

Une fois la vente faite au Portugal, le résident fiscal français revient dans la mécanique française. La France calcule une plus-value « à la française », avec ses taux, ses abattements et, parfois, une surtaxe. Les taux de base rappelés sont : 19 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit jusqu’à 36,2 % avant crédit d’impôt et surtaxe.

La surtaxe, justement, déclenche si la plus-value nette dépasse 50 000 euros, avec un taux progressif de 2 % à 6 %. Dans un dossier Portugal, ce n’est pas rare que le vendeur regarde le prix de vente, mais oublie l’effet de seuil. Et ce seuil se pilote : si vous avez des frais admissibles et justifiables, vous voulez les avoir sous la main, pas les reconstituer de mémoire.

Les exonérations françaises structurantes à connaître : exonération en cas de résidence principale, exonération d’impôt sur le revenu après 22 ans de détention, exonération des prélèvements sociaux après 30 ans de détention, et le cas spécifique de vente inférieure ou égale à 15 000 euros.

Je rencontre aussi des vendeurs qui ont bougé de pays juste avant une cession. Le plan mentionne un cas « non résident » utile si vous changez de résidence avant la vente : exonération possible jusqu’à 150 000 euros sous conditions (UE/EEE, domiciliation continue 2 ans, contrainte de la 10e année). Là encore, c’est un sujet de calendrier et de statut, donc à poser avant de signer.

Les abattements pour durée de détention en France : méthode et pourcentages

Pour estimer votre impôt théorique en France, vous avez besoin des abattements pour durée de détention, distincts entre impôt sur le revenu et prélèvements sociaux.

Côté impôt sur le revenu : 6 % par an de la 6e à la 21e année, puis 4 % la 22e année. Côté prélèvements sociaux : 1,65 % par an de la 6e à la 21e, puis 1,6 % la 22e, puis 9 % par an de la 23e à la 30e.

L’illustration fournie est parlante : sur une plus-value de 10 000 euros, un abattement IR de 30 % donne 3 000 euros d’abattement, donc 7 000 euros imposables à l’IR. Pour les prélèvements sociaux, un abattement de 8,25 % donne 825 euros, base de prélèvements sociaux à 9 175 euros. Ce sont des calculs qui paraissent scolaires, mais en pratique ils conditionnent un point très concret : votre impôt français « théorique », donc le plafond du crédit d’impôt.

Abattements exceptionnels (2024 à 2027) : à regarder avant la promesse de vente

Des abattements exceptionnels sont cités avec des taux de 60 %, 70 % et 85 %, pour des promesses de vente entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2027. Je mets volontairement une barrière de prudence : ces dispositifs sont très conditionnels, donc on ne les traite pas comme une réduction automatique. Mon conseil d’arbitrage est de vérifier les critères légaux applicables et la documentation à produire avant de figer une signature.

7) Le coeur de l’arbitrage : crédit d’impôt, plafonnement, et « reste à payer » possible en France

La mécanique est la suivante : la France calcule votre impôt « selon ses règles », puis elle accorde un crédit d’impôt égal à l’impôt payé au Portugal, plafonné à l’impôt français afférent à ce revenu. Ce plafonnement explique un grand classique : vous pouvez avoir un complément à payer en France si votre impôt français théorique (IR + prélèvements sociaux + surtaxe éventuelle) dépasse l’impôt payé au Portugal.

Dans la vraie vie, ce qui fait dérailler les dossiers n’est pas tant le calcul que la preuve. Sans justificatif de paiement ou de retenue au Portugal, le crédit d’impôt devient difficile. Mon ordre d’action est donc très clair : sécuriser le paiement et surtout la preuve au Portugal, puis faire la déclaration française.

Si vous cherchez des repères côté français, la logique de la DGFiP est documentée au BOFiP, avec la référence BOI-INT-CVB-PRT. Et pour des cas atypiques sur l’application conventionnelle, un contact est mentionné : bureau.e1-dlf@dgfip.finances.gouv.fr. Je le réserverais aux points réellement techniques (résidence, qualification, crédit d’impôt) qui bloquent une déclaration.

Prélèvements sociaux : le piège psychologique le plus fréquent

Je distingue toujours impôt sur le revenu (le 19 %) et prélèvements sociaux (les 17,2 %). Le crédit d’impôt est plafonné à l’impôt français afférent, et il peut ne pas neutraliser l’ensemble de la charge selon la qualification du prélèvement et la base retenue. Ce n’est pas une subtilité académique : c’est souvent la ligne qui explique une « facture surprise » après une vente étrangère.

Le bon réflexe, ici, est de simuler plusieurs hypothèses (un tableur suffit), d’anticiper la surtaxe, et de documenter précisément la base taxable retenue au Portugal. Plus votre base est propre et justifiée, plus votre crédit d’impôt est défendable.

8) Démarches côté Portugal : les pièces et formulaires qui conditionnent votre crédit d’impôt français

Pour une vente immobilière au Portugal, vous devez penser « chaîne documentaire ». Les acteurs cités sont l’Autoridade Tributária, le notaire ou un solicitador ou un advogado, avec des services comme Casa Pronta. Avant même la fiscalité, je vérifie que le socle administratif du bien tient : NIF, documents fonciers comme Caderneta Predial et Certidão de Teor, et la Licença de Utilização.

Côté formulaires portugais, les références à connaître sont MOD.21-RFI, MOD.22-RFI, MOD.23-RFI, MOD.24-RFI, selon qu’il s’agit de dégrèvement, remboursement, exonération, et selon votre cas. Ce n’est pas le genre de chose qu’on improvise après la signature, parce que ce sont précisément ces démarches qui mènent à la pièce la plus importante pour la France.

Cette pièce, c’est votre attestation de l’AT ou votre preuve de paiement ou de retenue. Je le répète parce que c’est la charnière du dossier : sans preuve, le crédit d’impôt est fragile.

Enfin, pensez budget de vente, pas seulement fiscalité. Un coût connexe est mentionné : le certificat énergétique entre 68 euros et 950 euros. Ce n’est pas ce poste qui fait exploser un projet, mais c’est typiquement une facture qu’on veut conserver, parce qu’elle fait partie des pièces qui rendent un dossier propre.

9) Démarches côté France : 2048-IMM sous un mois, puis 2047 et 2042

Côté France, l’erreur la plus coûteuse est souvent un simple problème de délai. La déclaration spécifique n° 2048-IMM (et 2048-IMM-SD si applicable) doit être déposée dans le mois suivant la cession. Ensuite, vous reportez au moment de la déclaration annuelle : n° 2047 (revenus étrangers), puis n° 2042 et l’annexe 2042 C avec la case 3 VZ.

La logique française, c’est : recalcul « à la française » (abattements de durée, surtaxe éventuelle), puis application du crédit d’impôt. Et là encore, la solidité dépend de votre archivage : actes d’achat et de vente, factures de travaux, frais, preuve de paiement au Portugal, et preuves de conversion de devise. Pour la conversion, les sources citées sont la Banque du Portugal ou la BCE.

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Petite anecdote de terrain : je vois régulièrement des vendeurs très organisés sur le compromis et la négociation, mais qui « découvrent » la 2048-IMM après coup, parce que personne ne leur a mis la contrainte du mois en face. Ce n’est pas un drame si vous êtes en règle, mais c’est un stress inutile et un risque évitable.

Attestation de résidence fiscale : 5000 et annexes 5001, 5002, 5003

Pour faire jouer la convention et obtenir des taux réduits ou des remboursements, l’attestation de résidence fiscale est un outil classique. La référence donnée est le CERFA n° 12816, imprimé n° 5000, avec des annexes 5001, 5002, 5003 selon la nature des revenus. Même si la vente immobilière est votre sujet du moment, l’intérêt pratique est de garder une vision « propriétaire-investisseur » : dividendes, intérêts, redevances peuvent aussi entrer dans votre relation fiscale France-Portugal.

Des plafonds de retenue sont rappelés pour ces autres revenus : dividendes plafonnés à 15 %, intérêts plafonnés à 12 %, et 10 % pour des obligations émises en France après le 1er janvier 1965. L’usage est opérationnel : vous le déposez par type de revenus et par établissement payeur, et vous conservez la preuve.

10) Les erreurs qui coûtent cher : ce que je fais vérifier avant de signer

Quand je garde en tête le lecteur qui doit trancher, je hiérarchise les risques. Ceux que je vois revenir sont toujours les mêmes, et ils se corrigent avec une check-list simple, tant qu’on s’y prend avant la vente.

  • Oublier l’attestation de paiement au Portugal : sans preuve, le crédit d’impôt en France devient un combat de justificatifs.
  • Déclarer en France sans 2048-IMM dans le mois : c’est un piège de calendrier, pas un sujet de compétence fiscale.
  • Perdre les preuves : frais déductibles non justifiables, conversions de devise sans source, incohérences entre base portugaise et base française.

Si vous retenez une logique d’action : chiffrer avant de se projeter, documenter avant de déclarer, et vérifier si le timing est tenable. Et si votre vente passe par une société ou un montage, je reviens à mon arbitrage habituel : une qualification claire, des pièces cohérentes, et un « qui fournit quoi, sous quel délai » verrouillé avant la signature. C’est rarement la fiscalité qui surprend, c’est l’organisation du dossier.

11) Sanctions en cas d’oubli déclaratif : mieux vaut un dossier propre qu’un rattrapage dans l’urgence

En cas d’oubli, les conséquences citées sont classiques : taxation d’office, intérêts de retard et pénalités, contrôle fiscal et rectification contradictoire. Un rappel de formulation est donné pour les intérêts de retard, appliqués « à compter du premier jour du mois suivant celui où l’impôt aurait dû être acquitté. » Dans la maison réelle, cela veut dire quoi? Que l’erreur déclarative est une erreur qui s’additionne dans le temps, et qu’elle est d’autant plus coûteuse que vous n’avez pas archivé vos pièces.

La meilleure défense reste un dossier lisible : actes, factures, formulaires, attestations de l’Autoridade Tributária, justificatifs de change, preuves d’exonération par réinvestissement si vous êtes dans ces fenêtres. Et si vous êtes face à une difficulté d’application de la convention (résidence, crédit, qualification), le contact mentionné côté DGFiP, bureau.e1-dlf@dgfip.finances.gouv.fr, peut être utile pour des points réellement conventionnels.